Archives de Catégorie: La bio attitude tout azymuths

De l’art de composter au jardin

Votre compost de surface ne peut plus absorber vos  » déchets verts« , vous aller avoir besoin de compost pour vos futures cultures et plantations, vous souhaitez être en phase avec le principe N°6 de la permaculture : Ne pas produire de déchets

Nathalie, maître composteur de la maison de l’environnement de Vert Saint Denis nous donne la recette d’un bon compost. Des ingrédients aux proportions en passant par les tours de mains adéquats.

La permaculture à l’école :o)

Superbe démarche à visionner, pour s’en inspirer, de différentes manières et ou l’on voit différentes techniques permacoles mises en oeuvres dans le respect des principes de la permacultures.

Un concentré d’infos pour les débutants et des rappels pour les avertis ;o).

Au programme de ce documentaire :

–  Le Design (faire un plan, étapes de réalisation)
–  les Oyas (irrigation passive)
–  Concevoir un bassin
–  Faire ses semis
–  Le repiquage
–  Remplacer le chimique, fabriquer ses Biostimulants
–  Identifier les insectes ravageurs et compagnons
–  La récolte, le lavage, préparation du marché
–  Créer une économie: « Lancer un marché bio dans son école »
–  Nourrir ses parents en apprenant le programme scolaire.

Dans mon insectodrome : L’anémone du japon

Comme nous y invite le point n°3 de l’éthique permacole ( partager les ressources et distribuer les surplus) je projette d’installer une nouvelle plante favorisant les insectes butineurs, celle ci d’aout à la fin de l’automne et ce, bien qu’elle ne soit pas comestible pour nous autres bipède.
Le lien avec l’éthique N°3 de la permaculture ? J’ai la chance d’avoir une grande surface de culture… j’en alloue donc une partie pour contribuer à favoriser la biodiversité… ce qui permet, au passage, d’être en phase avec le principe n°10 de la permaculture (Utiliser et valoriser la diversité).
Autre intérêt, elle me permet de valoriser des zones ombragées de mon jardin.

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Pour en savoir plus :
http://www.florabeilles.org/terme/anemone-hupehensis-0

Nouveau test anti limace.

Parmi toutes les recettes anti limace, je test le combo (parmi de nombreuses approches), souci et feuilles séchées de rhubarbe… j’espère que mon artichaut, à gauche de l’image, sera moins visité grâce au pied de souci, à droite de l’image, et aux feuilles de rhubarbe séchées à leur pied.

Il me reste des aulx à repiquer, je vais aussi en faire bénéficier  ce pied d’artichaut.

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Les ardoises (cassées mais encore utiles ici (Principe N°6 : Ne pas produire de déchet)), sont là pour stocker/ restituer la chaleur du soleil lorsque les températures sont fraîches en début ou en fin de saison (Principe N°2 : Capter et stocker l’énergie).

Le paillage en vidéo

Le principe N°’ 5 de la permaculture (Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables) trouve ici une belle mise en pratique.
Le jardin produit régulièrement une biomasse qui est bien utile dans… le jardin et si vous manquez de matière organique, il y a souvent des solutions pour vous en procurer.
Deux vidéos pour s’en convaincre.

Intérêts, type de paillage…

 

Dans mon insectodrome : La Lysimaque

Et hop, une nouvelle plante pour favoriser les insectes butineurs, des papillons aux abeilles en passant par les bourdons.

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Pour en savoir plus :
https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/881/lysimaque

Feuilles de rhubarbe Vs limaces

Dans ma sempiternelle tentative tenir à l’écart les limaces, j’ai répandu aux pieds de certains de mes plants de pomme de terre des feuilles de rhubarbe séchées puis émiettées.

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Il parait que les limaces et escargots les ont en détestation. A voir ! En récoltant ma rhubarbe, j’ai vu un escargot se balader dessus ;o)… L’explication du phénomène vient de l’acide oxalique que fabriquent les feuilles de rhubarbe une foi coupées et qui serait fatal aux limaces et aux escargots.

Bilan :
Après quelques jours, hasard ou effet réel, les feuilles de mes plants de pomme de terre ont été grignotées mais modérément.

Limite :
Les feuilles de rhubarbe se dégradant relativement vite, il faudrait produire beaucoup de rhubarbe (et en consommer ou en donner) pour se reposer uniquement sur cette solution pour se prémunir de la voracité des limaces.

Conclusion :
A répandre donc, lors de récolte de rhubarbe, au pied des cultures sensibles aux limaces, tout comme les feuilles de fougère, les morceaux de tin, de la tanaisie hâchée, de la cendre, du café. En complément de l’installation de niches écologiques, pour les carabes, les grenouilles, les hérissons, les staphylins… en complément avec la réintroduction de champignons dans le sol... , tout cela en cohérence avec le principe n° 10 de la permaculture, se servir de la biodiversité et la valoriser..

Le purin de rhubabe sera envisagé en cas de forte activité des limasses afin d’en réduire rapidement la population… principe n°1 de la permaculture, observer et inter agir.
Le purin d’ortie peut venir en complément afin de  contribuer à renforcer les défenses naturelles des plantes contre les nuisibles.

Lasagnes… pour cultiver sur un sol dégradé

Principes de base… plutôt que de restaurer un sol en très mauvais état avant sa mise en culture.
Application évidente du principe N°6 de la permaculture (Ne pas produire de déchet), le compost de surface permet de valoriser vos déchets verts (cuisine et jardin) tout en (re) créant un sol propice à la vie du sol

De l’eau à la biodiversité

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On ne le dira jamais suffisamment, un jardin nourricier permacole et décroissant abrite la biodiversité, faunistique comme floristique.

La présence d’eau est l’un des facteurs de
l’établissement de la biodiversité faunistique.

Un point d’eau permet notamment aux insectes de venir se désaltérer (plus de diversité d’insectes permet, aussi, d’avoir des prédateurs aux ravageurs des cultures), aux grenouilles (elle chassent les limaces lorsqu’elles font leurs ravages noctures) de s’y établir. Il permet aussi, localement, de rafraîchir l’atmosphère lors des périodes de forte chaleur.

Tondeuse permacole

L’idée me trottait dans la tête depuis quelques années,  suite
à un premier visionnage d’un portait du jardinier Yves Gillen.
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Et comme l’idée ne me quittait pas, j’ai acquis une tondeuse manuelle (elle avance à la force du jardinier ;o) ) ET hélicoïdale. Et après l’avoir utilisé cet après-midi, j’ai, d’une part, été ravis de mon achat et, d’autre part, je me suis dit que j’avais là une tondeuse permacole.

Pourquoi permacole ?

– Pas d’énergie fossile ni même renouvelable… ça se passe entre le jardinier,
la tondeuse et la zone à tondre ;o).
– Pas de bruit… si l’on veut tondre un dimanche après midi, on ne dérangera personne et on continue à entendre les oiseaux.
– Une surface de tonde réduite… il existe des modèles tractés (ou motorisés) mais pour un modèle manuel, tondre une grande surface serait fastidieux. Ca tombe bien, en permaculture, on n’essaye pas d’avoir de grandes pelouses ou prairies.
– Pas de gadget et autres goodies… c’est du low tech, simple, qui fonctionne très bien et sans fil ^^.

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Y’a pas d’lézard…

C’est ce que je me suis dit ce matin en voyant un représentant lézard courir sur le mur de mitoyenneté d’un jardin ou j’intervenais… pas de lézard dans mon jardin à moi.lezard2_l
Il m’est alors venue l’envie d’édifier un hibernaculum dans mon jardin afin
de favoriser la présence de ce petit et vif reptile…. de préférence à l’ombre, ces animaux sont, comme tant d’autres sensibles au réchauffement climatique.

Un projet pour la fin des beaux jours de 2018 !!!

Du lierre terrestre pour aujourd’hui et pour demain.

Depuis quelques jours, entre autres choses, j’arrache par poignées du lierre terrestre proliférant dans mon jardin sans l’avoir planté ou semé… et je fais sécher le fruit de cette activité.

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L’utilisation en tisane des feuilles de lierre terrestre soutient et stimule l’appareil broncho-pulmonaire,  régénère la muqueuse respiratoire, tonifie et protège l’organisme lors de la période hivernale et permet une bonne respiration
en cas de pollution atmosphérique.
Sans compter un petit gout sucré qui évite de sucrer la tisane.

Sa présence renforce la biodiversité dans le jardin -> principe N°10 de la permaculture, Utiliser et valoriser la diversité. –  Sa culture simplissime répond au ->  principe N°5, Utiliser et favoriser les services et ressources renouvelables. Elle permet aussi de répondre facilement et rapidement au principe N°3, obtenir une production et tout aussi rapidement au principe principe N°2, capter et stocker l’énergie car les plantes sont des capteurs d’énergie qu’elle transforment en matière organique.

Idée de recette :

– Mixer une petite poignée de lierre avec 1 avocat, un peu de sucre et du citron. Placer au congélateur et déguster cette glace atypique !

Autres recettes sur les jardins d’Alice

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De l’intérêt de connaître ce qui pousse déjà
chez soit pour éventuellement en tirer partit.
A tel point que j’envisage de faire une planche
de culture dédiée à cette plante et de lui faire
la chasse dans celles qu’elle à envahie, plus
exposées au soleil qu’elle peut en avoir besoin.

Pour en savoir plus sur ses propriétés et préparations :
Plantes et Santé, Herboristerie moderne et France nature

Entre paysage et perma : Le berbéris

En farfouillant au hasard dans un de mes livres dédiés à la permaculture, j’ai appris que l’épine vinette (berbéris), un des arbustes utilisés en haie défensive par les paysagistes, est comestible.
Infos précieuse quand on est justement en train de cogiter sur un projet d’aménagement en permaculture.
Parmi 500 variétés, le Berberis vulgaris L. ( Epine-vinette commune )
est une plante locale d’Ile de France. De quoi favoriser la survie des insectes
pollinisateurs de ma région si je devais proposer d’en planter.

4 fonctions  pour cet arbuste (en perma, une action, 3 fonctions minimum) :
– Défensif
– Très florifère (au printemps) et local : Nourrit les pollinisateurs de ma région
– Comestible pour les humaines
– Sa taille, une fois broyée, permet de produire un apport en paillage ou au compost

Petit bémol, l’espèce locale, le Berberis vulgaris L.
estconsidéré comme envahissante. Si elle avait été
considérée comme invasive, la tentation d’en planter
aurait été balayée.

Si vous avez des berberis près de chez vous, voici ce que l’on en dit…

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Source

Autres appellations : Berberis Vulgaris (nom scientifique), zereshk (en Persan), berbéride, oseille des bois, myrtille sauvage d’Iran (à ne pas confondre avec nos myrtilles sauvages séchées), berberis, barberies, ou encore petite vigne.
POUR LA PETITE HISTOIRE :
L’épine vinette, qu’est-ce que c’est ? Une petite baie rouge qui pousse sur le vinettier, un arbuste épineux. Berberis est le nom arabe de la baie. Cela signifie « coquille », ceci dû à la forme des pétales du vinettier.
Elle pousse par grappes et ressemble à de l’oseille, d’où l’appellation « vinette », un des noms communs de l’oseille.

Les baies d’épine-vinette ne sont comestibles qu’arrivées à maturité, avant cela elles sont légèrement toxiques et il est déconseillé de les manger.

Dans l’Egypte ancienne, on utilisait déjà les bienfaits pour la santé des baies en association avec le fenouil pour faire baisser la fièvre.

Cela fait déjà bien longtemps que les peuples de l’Himalaya emploient les propriétés thérapeutiques de la berberis dans des décoctions purifiantes. On trouve des traces écrites d’utilisation thérapeutique venant à la fois d’Italie et de Grèce.

En France, dès le 19ème siècle, on se débarrasse de l’arbuste car il transmet aux plantes céréalières (blé, avoine, orge et seigle) un champignon appelé la rouille noire (puccinia graminis).

À partir de l’oseille des bois, on confectionne le vin d’épines.
Le bois du vinettier est utilisé en marqueterie car c’est un bois fin et dur. On s’en sert même en teinturerie pour colorer en jaune, la couleur du bois et des racines.
Toutes les parties de l’arbuste sont utilisées : les racines, le bois, les feuilles et le fruit.
COMMENT UTILISER L’epine-vinette EN CUISINE ?
La vinette possède une saveur acidulée aigre-douce très agréable. Son usage s’étale du sucré au salé. Elles s’utilisent généralement entière.
Dans le sucré, on confectionne de la confiture, de la gelée et des sirops d’épine-vinette depuis la nuit des temps !
Sinon, vous pouvez intégrer les berberis dans vos desserts : cakes, muffins, cookies, sablés (particulièrement aux noisettes bio, au noix de cajou et noix de pécan), crumble ou encore vos glaces. N’hésitez pas à l’associer à d’autres fruits séchés, elle se mariera parfaitement en apportant sa subtile acidité.
L’épine-vinette fait merveille dans l’accompagnement du chocolat !
Dans la cuisine salée, étonnement on peut s’en servir un peu partout. Son usage en tant que condiment est très répandu en Iran où on va l’utiliser dans de nombreux plats traditionnels, que ce soit des plats à base de riz, de poisson, de volaille ou d’oeufs.
Une bonne manière de s’y prendre est de réhydrater baies : faites revenir 2 ou 3 min les baies séchées dans un peu de beurre à feu doux pour ensuite les ajouter au plat.
Ajoutez quelques baies de berberis dans vos légumes, elles accommoderont parfaitement les aubergines, les courges, les courgettes et plats de carottes.
Vous pouvez assaisonner toutes vos viandes blanches avec, mais aussi les viandes rouges. Servez-vous en pour parfumer vos boulettes !
Elles peuvent facilement entrer dans la composition de vos farces.
Côté poisson, elles font un carton dans la cuisson en papillote. On peut confire les baies séchées dans du vinaigre, elles peuvent alors faire office de câpres.
Elles se marient très bien au safran.
L’épine-vinette est la base de plats typiques, en Ouzbékistan dans le Plov, le zereshk polo en Iran.
On prépare une infusion digestive très efficace en mélangeant une ou deux baies d’épine-vinette, une pincée de graines d’anis vert et une ou deux étoiles de badiane.
QUELLES SONT LES PROPRIÉTÉS De l’épine-vinette POUR LA SANTÉ ?
Une bonne raison, en plus de ses propriétés gustatives, d’acheter de l’épine-vinette ? Elle possède de nombreuses propriétés pour la santé dont il serait dommage de se passer !
Son usage thérapeutique principal est contre la fièvre.
Sinon, parmi toutes ses vertus, la berberis est un excellent diurétique idéal pour les troubles rénaux tels les calculs urinaires. Stimulant gastrique, elle est excellente pour la digestion.
C’est une baie aux propriétés toniques qui a un effet sur les fatigues passagères.
Elle a un effet sur les engorgements du foie. C’est aussi un hypotensif, bénéfique pour les gens atteints d’hypertension.
Il est déconseillé d’en consommer pendant la grossesse et l’allaitement, de même si vous suivez un traitement diurétique ou hypotensif. La baie est une excellente source de vitamines et de pectine.
Vous souhaitez utiliser l’épine-vinette pour ses vertus thérapeutiques ? Alors vous pouvez préparer une décoction de 30 g de baies dans un litre d’eau. Vous pouvez boire jusqu’à 3 tasses par jour de l’infusion obtenue mais n’excédez pas 4 semaines de « traitement ».

Rencontre (et oui, encore) avec une syrphe.

Ce soir, alors que je me promenais doucement entre mes butes et planches de culture après avoir répartit environs 300l de tonte de gazon/prairie (ramenés de mon chantier du jour) sur ces dernières, rencontre avec une syrphe venue butiner la gaura  plantée hier.
Et hop, un nouveau prédateur de puceron (enfin, ses larves) dans mon petit paradis.

Le chrysope est les pucerons… miam

Voilà, avec les coccinelles une seconde solution anti puceron… il m’en manque une 3eme pour avoir 3 moyens de répondre au pb des pucerons (une des règles de la perma, mettre en place 3 solutions face à une problématique, au cas ou l’une d’elles ferait défaut).

http://www.tous-au-potager.fr/les-chrysopes-attirez-les-au-potager/

Mon premier carabe en vrai :).

Hier matin, alors que je farfouillais mon paillage de BRF afin de planter une gaura (mellifère de mai à septembre) sur une de mes buttes, que vois-je ? Un p’tit carabe planqué dans les morceaux de bois que j’ai dérangé. Entre cet ambassadeur et une grenouille croisée il y a peu, je commence à avoir confiance dans la capacité de mon petit coin de paradis à réguler les limaces. Il y en aura toujours mais elles devraient à terme être sous contrôle. Juste de quoi faire leur travail d’assimilation des végétaux fraichement coupés ou encore accrochés mais nécrosés.

Structure pour les framboisiers… faite et bio.

Lors de cette fin d’après-midi, j’ai pu mettre la quasi dernière main à la structure appelée à soutenir mes framboisiers… point de poteaux du commerce mais du branchage de mon jardin et de ceux de mes clients pour obtenir mes 4 « poteaux » (plantés avec la double bêche), les arcs boutants et les « barres parallèles ».

J’ai, dans cette approche, mis en oeuvre du principe 5 (les branches utilisées sont renouvelables) et du principe 6 (et elles n’ont pas été mises à la déchetterie).
De plus, quand le bois ne sera plus assez résistant, il terminera en petits morceaux sur mon paillage en guise de réserve d’humidité, d’abris à insectes et, au bout du bout, en apport de carbone.

5. Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables
6. Ne pas produire de déchets

Pour le moment, je me contenterais de liens du commerce pour attacher les bambous auxquels je fixerais les tiges des framboisiers (de préférence à du câble pour fixer du grillage… certes la distance est courte !!!).

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J’ai aussi profité de ma présence dans le jardin pour couper des tiges de consoude pour pailler mes plants de pommes de terre et mes framboisiers.

 

De l’information gratuite…

La permaculture n’a pas tout inventé, loin de là, mais contribue à mettre à nouveau  en lumière des savoirs que « la révolution verte » avait tenté de faire disparaître.

http://www.jardineraunaturel.org/fr/outils-d-information/listing.php?id=81

A cette adresse, il y a les rudiments, en pdf, pour faire de son jardin un havre de bio diversité sans produits en « ides » (pesticides…), biodiversité qui est la manière la plus élégante et naturelle de se prémunir contre des attaques diverses et variées de vos cultures.

Ombrière en plessis

Cet après-midi, j’ai pu profiter d’un peu de temps (et du beau temps :o) pour réaliser un petit projet que je repoussais sans cesse…faire la structure d’une ombrière en plessis afin de protéger des plants de fraisiers de l’ardeur du soleil de la belle saison2017 à venir.
Après avoir planté 4 piquets se terminant en fourche, j’y ai déposé des bambous sur les côtés les plus longs.Sur ces 2 bambou, j’ai déposé, en travers, des branches un peu plus souples.
La base était fixée pour venir entrelacer de nouvelles branches afin d’assurer le maintient de l’ensemble que je recouvrirais partiellement de branchages aux beaux jours.

Tous les matériaux utilisés sont récupérés sur mes chantiers de taille et dans mon jardin.
L’idée est ici de faire local et le plus low tech possible.

Mychorises : Les copines des racines…

Les racines des plantes établissent des relations de partenariat avec des champignons dit symbiotiques… ils apportent, au delà de la zone colonisée par les racines, eau, éléments fertilisants, oligos éléments… jusqu’aux racines qui en échange transmettent aux champignons du sucre obtenu par photosynthèse.

Un sol en mono culture ou sans plantes installées durablement ou avec des plantes nourries avec des engrais de synthèse verra les champignons disparaître par manque d’échanges avec des plantes.

Installer et favoriser les mychorises est en adéquation avec le premier point de l’éthique permacole :   » Prendre soin de la terre « .
Cette démarche est aussi en lien avec le principe N°5 de la permaculture, utiliser et valoriser les services et ressources renouvelables.

Les bénéfices des symbioses mycorhiziennes:

  • Amélioration de l’absorption minérale, des oligo-éléments et des ions
  • Libération par catalyse du phosphore, de l’azote, du fer et d’autres minéraux organiques complexes: acides aminés, protéines, polyphénols, acides nucléiques, phytates.
  • Meilleure absorption de l’eau
  • Lutte contre la sénescence prématurée des végétaux grâce aux propriétés antioxydantes.
  • Meilleure résistance aux stress hydrique, thermique et abiotiques (métaux et pollution).
  • Amélioration de l’enracinement et de la ramification radiculaire
  • Durée de floraison prolongée.
  • Stimulation de mécanismes naturels de défense (bioprotection mycorhizienne)
  • Développement dans le sol d’une microflore bénéfique
    _ Amélioration de la structure du sol

Dossier :
http://permaforet.blogspot.fr/2013/09/plants-mycorhizes-booster-la-croissance.html

Deux méthodes sont généralement utilisées pour favoriser les mycorhizes. La première consiste à ensemencer le substrat avec des spores. La seconde consiste à ajouter au pied de la plante au niveau de racines un morceau de mycélium.
Un des intérêts du paillage avec du brf qui va favoriser l’apparition du mycelium.

 

Les auxiliaires de culture

Voici une belle illustration du principe N°10 de la permaculture : Utiliser et favoriser la diversité


source : http://madorrepotagerbio.esy.es/2016/04/attirer-auxiliaires.html

1. La chrysope
En consommant de 200 à 500 pucerons, la larve de chrysope porte bien son surnom de “lion des pucerons“. Les chrysopes apprécient de passer l’hiver au chaud, dans les cabanes de jardin, garages, greniers… Si vous ne disposez pas de tels bâtiments, aménager des abris comme des arbres creux ou des murs de pierres sèches peut faire l’affaire pour accueillir la chrysope dans votre jardin. L’introduction de larves est aussi utilisée en cas d’invasion de pucerons, cochenilles, thrips ou acariens rouges (500 œufs pour 50 m²).

2. La coccinelle
La plupart des espèces de coccinelles vivant plus d’un an, elles doivent donc trouver refuge tout l’hiver pour se reproduire au printemps. Pendant ce temps, elles doivent trouver de quoi se nourrir pendant ces longs mois de froid. Pour les y aider, vous pouvez :

installer un lierre car c’est l’une des dernières plantes offrant du pollen en automne ;
laisser les feuilles mortes s’accumuler et ne les enlevez qu’au printemps suivant ;
mettez en place des murs de pierres et installez des tiges creuses ;
planter des fleurs à floraison printanière.
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3. Les guêpes
Au cours de sa vie, une guêpe peut capturer environ 1000 mouches et 1000 chenilles pour nourrir ses larves ! En effet, elles sont carnassières uniquement pour alimenter leur progéniture. A l’âge adulte, les guêpes deviennent végétariennes et se nourrissent de nectar et de fruits et affectionnent aussi les apiacées : fenouil, bruyère, lierre, lotier, prunellier, ronce ou saule.

4. Les syrphes
Quelles sont belles ces jolies syrphes aux abdomens rayés de jaune et noir, ou blanc et noir ! Pour les accueillir, un seul mot d’ordre : fleurissez votre jardin, les adultes étant végétariens. Les syrphes apprécient particulièrement les apiacées et les fleurs de légumes (aneth, céleri, cerfeuil, carottes, panais, persil, roquette…). Ainsi, ne les arrachez pas et laissez-les fleurir au printemps prochain.

5. Les carabes
Les carabes appartiennent à la famille des coléoptères et sont de gros consommateurs de limaces, surtout la nuit. Ils font aussi partie des rares prédateurs qui s’en prennent aux larves de doryphores. Les carabes peuvent malheureusement être détruits par toute intervention mécanique (tondeuse, coupe-fil…). Limitez donc ces interventions autant que possible et laissez un espace sauvage (hautes herbes, paillis, vieilles souches…).

6. Les staphylins
Un auxiliaire toujours oublié et pourtant grand destructeur de limaces, de pucerons et autres : le staphylin. Il s’agit d’un genre d’insecte noir, longiligne, avec d’énormes mandibules et qui soulève sa queue lorsqu’il se sent agressé. Comme pour les carabes, le mieux pour les favoriser est de limiter vos interventions mécaniques. Les staphylins recherchent principalement de l’humidité (tuiles, déchets de végétaux…).

7. Les araignées
Pour confectionner et pouvoir tendre leur toile, les araignées ont besoin de supports assez hauts : prairie, arbustes, bandes-fleuries… Les araignées qui vivent dans des terriers seront plus nombreuses si le sol est recouvert d’un paillis. Le mieux est de ne pas nettoyer votre jardin à l’automne mais au printemps, pour laisser le temps aux bébés araignées de se disséminer.

8. Les amphibiens
Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres…), surtout actifs la nuit, sont de gros consommateurs de chenilles, mollusques… Leur peau se desséchant rapidement, les amphibiens apprécierons un endroit ombragé et humide (tuiles, pierres plates, planches de bois…).

9. Les serpents
Les serpents sont des auxiliaires très utiles au potager. Les vipères, notamment, se nourrissent à 98% de petits mammifères. Victimes de la destruction de leurs habitats naturels, les serpents aiment se réfugier dans un endroit dégagé où ils vont pouvoir se déplacer librement sans être dérangés. Les serpents se font de plus en rares alors faîtes-leur une petite place !

10. Les punaises prédatrices
Les punaises prédatrices sont très voraces : les larves peuvent consommer de 100 à 200 pucerons ou de 300 à 600 acariens avant de devenir adulte. Elles peuvent aussi bien dévorer des acariens que des aleurodes, petites chenilles, thrips… Les larves passent généralement tout l’hiver sous forme d’œufs dans la végétation (haies, friche…). Cette dernière doit donc être abondante.

Pour faire du coca bio et light pour-de-vrai !!!

Voici une plante amusante qui viendra contribuer à l’observation du principe N°10 de la permaculture (Utiliser et valoriser la diversité).


Source :
http://www.alsagarden.com/blog/insolite-le-cola-vegetal-une-plante-rustique-vivace-et-aromatique/

Le Cola-Végétal, appelé également Armoise cola (Artemisia abrotanum ‘Coca cola’) est une plante aromatique et ornementale étonnante qui comme son nom l’indique possède un véritable parfum de cola, qui n’est pas sans rappelé le fameux soda « Coca Cola ».

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Cette plante herbacée de la famille des Astéracées est parfaitement vivace, robuste et rustique. Son feuillage argenté peut atteindre une hauteur d’environ 1,5 mètres et une largeur de près de 60 cm. L’extrémité des tiges de la plante dégage une forte odeur de « Coca Cola ».

En cuisine, les jeunes feuilles, fraîches ou sèches au goût insolite peuvent servir à aromatiser les salades, les viandes grasses, le vinaigre, les sauces, les gâteaux ou encore pour apprêter des viandes rôties comme le bœuf ou le porc et des poissons, notamment l’anguille. N’utilisez que les extrémités des tiges, car les feuilles plus âgées sont amères. Attention de ne jamais en prendre en cas de grossesse car elle est considérée comme abortive et peut être toxique à forte dose.

En sirop, voici sur recette trouvée sur le site web d’Annick Boidron :

  • Récolter les extrémités vertes des tiges (les vieilles sont amères !).
    Ne garder que les feuilles.
  • Faire ensuite un sirop avec de l’eau et du sucre. (Pour 10 gr de feuilles j’ai utilisé 100gr de sucre dans 100ml d’eau). Porter à ébullition.
  • Verser le sirop sur les feuilles et ajouter 4gr d’acide citrique (ou le jus d’un demi citron).
Laisser reposer trois heures (couvrir).
  • Laisser reposer trois heures (couvrir).
  • Ensuite, passer et conserver au frais…

 

 

cola végétal

Comment cultiver cette plante dans son jardin ?

Le Cola-Végétal fleurit du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre, les fleurs sont de couleur jaune pâle. De culture facile, le Cola-Végétal apprécie tout particulièrement une exposition bien ensoleillée. Il est très résistant à la sécheresse et supporte même les sols calcaire.

À chaque printemps, il convient de rabattre les touffes à quelques centimètres du sol pour provoquer la repousse des feuilles. Cette plante aromatique est totalement rustique et peut passer l’hiver sans protection même sous les climats les plus froids.

cola végétal (1)

Le chénopode

Source http://vegecru.com/chenopode

Qu’on appelle aussi chou-gras, une verdure d’occasion aussi délicieuse que généreuse!
Chénopode chou grasSucculent chénopode

Valeur nutritive du chénopode

Le chou gras est un pur délice très riche en vitamine A, en vitamine C, en protéines complètes et en plusieurs minéraux. Toutefois, le chénopode partage aussi le défaut des plantes de sa famille. Tout comme la betterave et l’épinard, il contient beaucoup d’acide oxalique, ce qui peut nuire à l’assimilation des minéraux, en particulier le calcium. Ce n’est donc pas une verdure à manger tous les jours, même si elle est succulente de temps à autre!
Nutriment ¹ Unité Quantité par 100g Pourcentage de
l’apport quotidien
Énergie Cal 43.00
Eau g 84.30
Protéine g 4.20 8%
Fibre g 4.00 11%
Gras
Total g 0.80
Omega 3 g 0.04 3%
Omega 6 g 0.31 2%
Omega 9 g 0.15
Gras saturés g 0.06
Minéraux
Calcium mg 309.00 31%
Cuivre µg 293.00 33%
Fer mg 1.20 7%
Magnésium mg 34.00 9%
Manganèse mg 0.78 34%
Phosphore mg 72.00 10%
Potassium mg 452.00 10%
Sélénium µg 0.90 2%
Sodium mg 43.00 3%
Zinc mg 0.44 4%
Vitamines
Vitamine A µg_RAE 580.00 64%
Vitamine B1 mg 0.16 13%
Vitamine B2 mg 0.44 34%
Vitamine B3 mg 1.20 8%
Vitamine B5 mg 0.09 2%
Vitamine B6 mg 0.27 21%
Vitamine B9 µg_DFE 30.00 8%
Vitamine B12 µg 0.00 0%
Vitamine C mg 80.00 107%
Vitamine D µg 0.00 0%
Autres
Acide oxalique
Oxalates²
g 1.18
Le chénopode contient des protéines 100% complètes
Acides aminés essentiels¹ mg/g de protéine PDCAAS
Histidine 28 100%
Isoleucine 60 100%
Leucine 83 100%
Lysine 84 100%
Methionine + Cystine 33 100%
Phenylalanine + Tyrosine 81 100%
Threonine 39 100%
Tryptophane 9 100%
Valine 54 100%
Le chénopode est un aliment très alcalinisant
Indice PRAL : -9.67

Cuisiner le chénopode

La tige du chénopode est beaucoup trop fibreuse pour être consommée, seules ses feuilles ont un intérêt. Puisqu’elles sont très tendres et petites, il est inutile de les couper. On peut simplement les ajouter tel quel dans une salade. Le chénopode a un goût très proche des épinards. Toutefois son goût tout comme sa texture sont beaucoup plus doux, voir crémeux. On peut donc vraiment dire que le chénopode est une verdure de toutes circonstances. Cette verdure est aussi délicieuse pulvérisée en soupes et en smoothies verts.
Pour garder la fraîcheur du chou gras, il faut le manger frais ou le réfrigérer sans délais dans des sacs hermétiques. Cette verdure à la particularité de ne pas bien se conserver à la chaleur et de très bien se conserver au frais. Vous le verrez faner immédiatement après la cueillette.

Cueillette du chénopode

Le chou gras peut presque autant se retrouver à la mis-ombre qu’au soleil ou dans un sol pauvre et sablonneux que dans un sol riche et glaiseux. Cette verdure est toutefois opportuniste et c’est pourquoi il n’est pas rare qu’elle envahisse les tas de composts et de fumiers. On la retrouve aussi souvent dans les sols accidentés et dans les jardins.
On reconnaît le chénopode assez facilement à sa forme qu’on ne retrouve pas chez d’autres végétaux. Mais aussi, on peut toujours constater la présence d’une fine poudre blanche sur les plus jeunes feuilles, produite au sommet de la plante. Contrairement à l’impatiente qui peut parfois lui ressembler, le chénopode a une tige très dure et non une tige tendre et creuse.
Le chénopode est de ces verdures qui ne deviennent jamais amères avec le temps. Quelle que soit la condition dans laquelle il pousse, on peut toujours compter sur le chou gras pour être délicieux et conserver un goût invariable, ce qui n’est pas toujours le cas des autres verdures. Toutefois, il est utile de le récolter avant qu’il ne fasse sa discrète floraison, car les feuilles y sont alors plus abondantes, et probablement plus nutritives.

Cultiver le chénopode

Le chénopode est généralement considéré comme une mauvaise herbe qu’on retrouve dans la plupart des jardins. Il suffit d’oublier un seul plant et celui-ci produira une quantité astronomique de graines qui germeront à tous les coins de votre jardin durant les années suivantes. Autrement dit, il s’agit d’une plante très polyvalente car vous n’avez pas besoin de la semer ou de l’entretenir. Et vous pouvez compter sur elle pour être au rendez-vous, année après année. Il est même plus aisé de l’arracher à tous les coins de votre jardin pour en conserver seulement la quantité que vous souhaitez consommer au cours de l’été. Il est utile de récolter le chénopode avant que sa tige ne devienne trop solide, car elle sera alors plus difficile à composter.

Jeter les choux gras

En effet, jeter les choux gras est une expression qui signifie sans détour le gaspillage et la bêtise. Il est très ironique de constater que nous y sommes aujourd’hui si acclimatés que personne ne sait identifier le chou gras dans un jardin! Pire encore, nous ne jardinons plus..
Par notre siècle caractérisé par le développement intensif et non-renouvelable, le chou gras pourrait aussi bien devenir l’emblème des riches de demain. Car comme tous les aliments sauvages et cultivés, le choux gras est une valeur sûre intouchable devant une agriculture industrielle à la dérive. Dans le potager se cache la plus solide des richesses!
Jeune pousse de chénopode    On trouve une fine poudre blanche sur les jeunes feuilles du chénopode    Un champs de chou gras en graines
Les fleurs et les graines du chénopode    Chou gras invité dans un jardin    Le chénopode développe parfois une teinte de violet sur les feuilles de sa tête
Autre piste d’info : http://jardinage.comprendrechoisir.com/plante/voir/179/chenopode

Les vertues des capucines dans le jardin

La Capucine est une très belle plante à massif qui pousse facilement tout en ne demandant que peu d’entretien. C’est un très bonne alliée du jardin.
L’infusion de ses feuilles est un bon fongicide et la plante en elle même fait fuir certains insectes.

Préparation du purin de Capucine

Ingrédients:

  • 1kg de feuilles
  • 10 L d’eau de pluie

Plongez les feuilles dans de l’eau bouillante et attendez la reprise de l’ébullition et éteignez le feu. Laissez ensuite infuser le mélange pendant 10 minutes puis filtrez avant utilisation.

Utilisation du purin de Capucine comme fongicide

Vous pouvez utiliser l’infusion contre le mildiou de la tomate. Pour cela, diluez la à 30% (3L d’infusion pour 10L d’eau de pluie).
Elle est également efficace contre le chancre des arbres fruitiers. Dans ce cas, utilisez l’infusion pure.
Dans les deux cas, pulvérisez l’infusion par temps humide, tous les sept jours.

Utilisation du purin de Capucine comme répulsif

Il suffit de planter des pieds de Capucine près des plantations. Ils permettrons de faire fuir la mouche blanche, la piéride et les pucerons.

Alimentation industrielle VS Alimentation bio

Comment et pourquoi la production industrielle est moins chère… et moins voir pas nutritive et, difficilement assimilable (carence alimentaire, allergies…).

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5050271

Les engrais verts

Les,légumineuses, trèfles, luzernes, vesce, gesse, faverolles, la phacellie (racines travaillent le sol), enrichissent le sol en azothe, le décompactent (et nourrissent les animaux du sol) et paillent le sol quand l’hiver vient arrêter leur cycle de vie. Ce qui donne un léger mulch au printemps.

Par ailleurs, leur racines font concurrence aux adventices qui ne repoussent pas (ou beaucoup moins) à la saison suivante.

Les incroyables comestibles… incroyable :o)

Pour bien comprendre et s’imprégner du concept des incroyables comestibles avec à la fin, quelques incontournables du jardinage bio et pas fatiguant :o).

L’humus (ou le mulch)

Bien qu’il y ait une description de mulch en couche pour jardins dans Permaculture 1 (p. 1181), cette technique a provoqué de nombreuses questions, auxquelles j’espère pouvoir répondre ici. Cette technique est illustrée sur la fig. 3.3, et des méthodes similaires sont décrites par Ruth Stout en même temps que d’autres, publiées ou non, qui toutes connaissent des variations. Un film vidéo de l’auteur faisant la démonstration du procédé peut être obtenu par W.A.I.T. (West Australia Institute of Technology, Perth) : contactez Barry Oldfield, ou via Smith’s Bookstore, Canberra, contactez Harry Smith.

La toute première chose à savoir sur le mulch en couche est qu’il épargne beaucoup de travail et économise beaucoup d’eau, tout en utilisant des matériaux que l’on a l’habitude de jeter. Le fait d’utiliser du mulch permet également aux services publics d’économiser de l’argent tout en produisant un excellent sol. Un autre avantage est que ce système ne nécessite pas d’outil et supprime toutes les herbes indésirables : lierre, chiendent, Rumex, pissenlit, Oxalis et même les ronces. Avant de commencer, plantez comme à l’habitude de grands arbres ou des arbustes en provenance d’une pépinière.

La première étape (fig. 3.3) est de répandre sur le sol une poignée de dolomie et une poignée de fumier de poulet ou de sang et d’os en poudre ; ces deux derniers apportent l’azote qui va démarrer la réduction du carbone dans les couches suivantes. Ne vous ennuyez pas à creuser, niveler ou désherber le terrain. Votre premier essai devrait être tout près de la maison, en commençant de préférence depuis une fondation ou un chemin libre d’adventices. Vous êtes ainsi protégé d’une invasion d’herbes par derrière.

Commencez maintenant à recouvrir le terrain avec les matériaux du mulch : ce peut être du carton, des journaux, des vieux tapis, une assise de feutre pour tapis, de vieux matelas, des vêtements, des morceaux de clôture pourrie ou du bois mince. Si vous récupérez les déchets non-toxiques comme le thé passé, les épluchures, les feuilles et les déchets de nourriture, répartissez-les en premier pour les vers de terre. Si vous possédez une source de foin plein de graines d’adventices, enfouissez-le aussi sous les matériaux de couverture pour que les herbes indésirables ne puissent pousser. Couvrez complètement la zone désirée, sans laisser de trou par où les herbes pourraient passer. Si un arbre ou un arbuste que vous voulez conserver se trouve en plein milieu, déchirez-le papier en deux et disposez-le autour du tronc. Mettez-en un autre, à angle droit avec le premier. Continuez ainsi, en ne conservant que les plantes intéressantes (quelques pissenlits, du trèfle, de petites plantes utiles), dont vous laisserez dépasser les feuilles. Arrosez bien cette première couche, puis disposez, dans l’ordre :

75 mm de, au choix :

  • paille d’écurie ;
  • fumier de volaille dans de la sciure ;
  • algues ;
  • feuilles en décomposition ou feuilles ratissées ;

ou un mélange de ces matériaux.

Tous apportent de l’azote et des éléments essentiels ; ils retiennent bien l’eau. Ajoutez ensuite par-dessus les matériaux suivants, secs et exempts de graines d’adventices:

150 mm de, au choix :

  • aiguilles de pin ;
  • aiguilles de Casuarina ;
  • balle de riz ;
  • coquilles de noix ;
  • zostère(1);
  • feuilles décomposées [terreau de feuilles] ou feuilles ratissées ;
  • fèves de cacao;
  • paille sèche (pas de foin);
  • écorce, copeaux ou sciure;

ou un mélange de ces matériaux.

Pour finir. Arrosez copieusement jusqu’à ce que le tout soit bien imbibé. Mettez toujours au moins 225 mm de couverture au-dessus du papier, carton, etc., 300 mm est mieux, 375 mm est trop, moins ne sert à rien, préparez donc plutôt une petite surface le mieux possible, qu’un grand terrain en couche trop mince ou mal faite. Il faut environ 20 minutes pour couvrir quelque 10 m2. Si vous avez tous les matériaux à votre disposition, ce n’est pas un gros travail, et le résultat a très bonne allure.

Prenez maintenant de grosses graines (haricots, pois), des tubercules (oca, pomme de terre, topinambour) des jeunes plants (plantes aromatiques, tomate, céleri, laitue, chou) et de petites plantes en pot. Mettez-les en place comme suit :

Creusez avec votre main un petit trou jusqu’à la base de la couche supérieure de mulch, qui est meuble. Faites une fente ou crevez le papier, tapis, etc., avec une vieille hache ou un couteau. Placez deux poignées de terre dans ce trou et enfoncez-y la graine ou le tubercule, ou disposez-y le jeune plant. Dans le cas des graines et des tubercules, remettez le mulch en place par-dessus. S’il s’agit de plants, tenez doucement les feuilles d’une main et ramenez le mulch jusqu’à la base de la plante.

OK. Jardin instantané. C’est le moment de se retirer. Une chose importante à faire est de remplir au maximum le terrain de plantes, conformément au plan que vous aviez précédemment préparé sur le papier. Par exemple :

  • camomille et thym près du chemin ;
  • de plus grandes plantes culinaires par derrière (marjolaine, sauge, consoude);
  • pommes de terre et tubercules plus loin derrière;
  • petits fruits et arbres fruitiers à la bordure extérieure.

Tous les « trous » peuvent être remplis par des fraisiers, de l’ail, des oignons, des pommes de terre, ou d’autres plantes utiles, au hasard.

Si vous devez utiliser de petites graines, procédez ainsi :

Repoussez le mulch pour former un rang. Disposez-y une ligne de sable dans laquellevous sèmerez de petites graines de radis, carottes, etc. Couvrez quelques jours avec une planche étroite jusqu’à ce que les graines aient germé (ou faites-le germer d’abord) sur du papier mouillé. Enlevez alors la planche et ramenez le mulch à mesure que les plantes se développent.

Les légumes-racines ne donnent pas de bons résultats la première année car le sol est encore compacté et il y a trop de fumier : elles ont tendances à fourcher. Plantez la plupart des légumes-racines la seconde année, quand il n’y a qu’à repousser le mulch supérieur meuble pour découvrir une couche de bon sol noir.

A la fin du premier été, le sol a connu une révolution et contient des centaines de vers de terre et de bactéries. Ajoutez un peu de mulch en surface pour garder le niveau, habituellement un mélange de copeaux, d’écorce, d’aiguilles de pin et de foin. Éparpillez un peu de chaux ou de poudre de sang et d’os. Pour les planches permanentes, il n’y a rien d’autre à faire, mais les annuelles ont besoin de temps à autre d’un apport de mulch frais après la récolte : leurs déchets sont enfouis, comme le sont les restes de nourriture provenant de la cuisine. Les vers sont si actifs que les feuilles et les épluchures disparaissent en une nuit. Les chaussures de cuir mettent un peu plus longtemps, les vieux jeans environ une semaine et les canards morts quelques jours.

Que ce soit depuis les clôtures mal soignées des voisins, ou depuis la bordure incontrôlée de vos propres cultures, la partie de la zone I recouverte de mulch est constamment attaquée par des envahisseurs venant du sol. Dans les régions subtropicales, le kikuyu et les divers chiendents s’étalent pour étouffer les plantes annuelles dorlotées. A moins de pouvoir vous offrir de profonds rebords de béton, il vous faut chercher les solutions dans la nature.

La citronnelle, l’herbe des pampas, la consoude, les bambous, le coprosma et les plantes utiles du même type, vigoureuses, donnant de l’ombre, ou étalant leurs racines, ne se laissent pas envahir par le kikuyu, et une brève inspection de votre terrain révèlera d’autres espèces qui empêcheront l’envahisseur d’approcher. Plantez donc une barrière vivante autour de votre zone protégée, recouvrez-la bien d’un mulch de carton, de sciure ou de paille et reposez-vous, l’esprit tranquille, de votre travail : vos bordures sont à l’abri.

Vous pouvez procéder de même pour maîtriser les espèces utiles rampantes, de façon à restreindre les ronces aux clairières de forêts, le cumbungi (massette) au bord des mares entourées de « ti », et la menthe à l’ombre de buissons denses, plutôt que dans des bacs. Les poules dérangent le mulch, mais les canards peuvent y être lâchés au milieu de l’hiver pour nettoyer les limaces et les escargots. La sciure protège des limaces ; les lézards et les grenouilles des cloportes et des perce-oreilles.

SEMIS A RÉPÉTITION

Avec ce système, il n’est pas nécessaire d’effectuer des rotations, ou de laisser « se reposer le sol ». Les pommes de terre sont simplement placées au sommet de l’ancien mulch et recouvertes d’une nouvelle couche. Mais il n’y a pas besoin non plus de laisser de la place pour sarcler ou biner, et les plantes peuvent être plantées beaucoup plus près les unes des autres, de préférence en mélange plutôt qu’en lignes strictes.

A force de replanter souvent et en désordre, le jardin commencera à prendre l’allure pleine de santé d’une pâture mixte. Les raisons de cette approche « désordonnée » sont clairement exposées dans ce livre et ont à voir avec la protection contre les parasites.

DÉSHERBAGE

Quelques plantes particulièrement vigoureuses peuvent traverser le mulch. Apportez des journaux mouillés et un sceau de sciure. Repoussez les plantes sous le mulch, couvrez-les de journaux mouillés, puis de sciure. Si (peut-être) 10 % du kikuyu ou du chiendent revient, couvrez aussi de journaux et de sciure. Soumis à ce traitement, tous finissent par mourir, débarrassant le terrain de toutes les herbes indésirables. Seules vos plantes ont la tête à l’air. Une autre démarche est de déterrer les racines de Rumex, d’y enterrer des déchets de cuisine et de recouvrir du mulch.

 

 

ARROSAGE

N’arrosez que lorsque c’est nécessaire, c’est-à-dire quand les plantes commencent à se faner. Au cours d’un été torride à Camberra (77/78), le jardin de la famille Anderson survécut tout l’été avec un seul arrosage aux alentours de Noël(1). Passez la main à travers le mulch : s’il est humide à la base, il n’y a pas besoin d’arroser. Le plus gros du travail consiste à étendre le système, à remplir les espaces de plantes utiles et de mettre au point plantations et récoltes. Gardez constamment le jardin rempli. II vous faudra cependant arroser davantage au cours de la première année, parce que la couche hygroscopique à la base du mulch, formée d’hyphes de champignons et de plantes décomposées, est lente à se développer. Les jeunes plants récemment mis en terre ont besoin d’eau au départ, comme dans le jardinage normal.

Les arbres poussent de façon assez phénoménale avec ce système, et fructifient plusieurs années plus tôt qu’en terrain laboùré. Le sol s’améliore constamment. Il est possible que les arbres n’aient plus jamais besoin de mulch frais, car en quelques années les grands arbres et les arbustes produisent leur propre mulch, les plantes vivaces se maintiennent et seules les annuelles ont besoin d’attention chaque année. Les pommes de terre sont ramassées, non pas déterrées, et le mulch est maintenu au-dessus d’elles pour éviter qu’elles ne verdissent. Elles aussi réussissent mieux à partir de la seconde année.

N’enterrez jamais la sciure et les copeaux ; placez-les au-dessus, là où l’azote de l’air peut décomposer le bois. Les vers de terre ajoutent suffisamment de fumier pour répondre aux besoins de base des végétaux. Gardez le mulch meuble, ne le laissez pas se tasser ; mélangez dans ce but des tontes d’herbe ou de la sciure avec des matériaux rigides et secs comme des copeaux ou des aiguilles de pin, de l’écorce, etc.

Ce système marche. Observations et essais sont les règles. Essayez d’abord une petite superficie, puis étendez-la par la suite.

Une brève réflexion révélera les bénéfices sociaux qu’apporte le mulch en couche à l’échelle familiale. En utilisant productivement tous les déchets organiques, vous établissez la jonction entre consommateur et producteur. Et la nature même de votre seau à ordures se transforme en matériaux utiles. Si vous étendez le mulch de votre porte à votre « bande de nature » (2), tant mieux. Chris Stoltz, de Ballarat, le fit, et devint bientôt un exemple de productivité, et l’inspiration de ses voisins. On est impressionné par le résultat final de l’emploi en masse du mulch en milieu urbain.

QUELQUES SURPRISES

Au bout de peu de mois, vous remarquerez des tomates, des Cucurbitacées, des plants d’arbres, etc., jaillissant de votre mulch sans avoir été plantés. Ils viennent de votre seau à ordures, ou peuvent être délibérément semés à la volée, puisque le mulch en couche est le meilleur moyen de propager des plantes saines. Vous vous débarrasserez de votre surplus de jeunes plants en les éclaircissant judicieusement, en les transplantant, en les donnant ou en les vendant.

Encore un autre effet de la litière végétale et du mulch est esquissé dans Habitat (V. 4 de mai 1977, pp. 16-17) où le problème du Phytophtora (un champignon nuisible) est soulevé. La litière et le mulch préservent les organismes du sol et les conditions de température et d’humidité qui encouragent la croissance d’organismes hostiles au champignon en question. L’incendie produit l’effet contraire, ce qui explique pourquoi les jardins convenablement recouverts de mulch sont moins sujets aux maladies que les forêts coupées, traversées de routes et brûlées, et pourquoi les pommes de terre cultivées dans du mulch sont souvent sans maladie et « résistantes à la pourriture ».

Certaines personnes (ce n’étaient pas des gens de la campagne…) ont entrepris un jour de séparer les plantes en groupes distincts : médicinales, alimentaires, mellifères, aromatiques, légumes annuels. Les livres de jardinage modernes semblent encourager ce système, en présentant des plans ordonnés, où les catégories sont divisées : légumes séparés du verger, verger des plantes aromatiques, plantes aromatiques de la bordure d’annuelles décoratives, bordure de la mare, mare des cactus, etc. Nous recommandons une réintégration totale comme meilleure méthode de lutte anti-parasites, pour la stabilité du système et la beauté du paysage, avec de rares plantations en massifs pour quelques espèces spéciales sans parasites (bambous, oeillets d’Inde, groseilliers à maquereaux).

  1. Le mulch vivant

Une autre façon de protéger les sols des déserts et des Tropiques, est de développer un mulch vivant. Charlie Snell, de Whims Creek (West Australia), écrit qu’on lui commande de grandes quantités de « Sturts Desert Pea » (Pois du désert de Sturts) pour cet usage précis. Ruth Geneff, de Perth (West Australia), utilise Kennedia prostrata comme mulch, dans lequel elle plante son jardin. Des espèces de Dolichos jouent le même rôle dans les régions où il pleut davantage.

Si nous pouvons développer une telle couverture du sol, ombragée et riche en azote, la fertilité se développe, et nous pouvons planter ensuite d’autres espèces. Les feuilles et les tiges de plantes rampantes desséchées finissent par faire de l’humus, et les espèces pionnières peuvent s’établir. Fukuoka3 décrit bien comment il a converti de l’argile rouge et dure en un verger par l’emploi de luzerne comme espèce pionnière.

  1. Mulch de pierre

Dans les déserts de pierres, ou sur les pentes sèches, où les pierres sont facilement disponibles en surface, ces dernières réalisent par elles-mêmes un mulch permanent autour des arbres. Richard Saint-Barbe Baker (Science Show, A.B.C., 26 mai 79) signale que cette technique est particulièrement bénéfique pour les arbres dans les zones désertiques. Les pierres sont utiles aux plantes de différentes manières:

en produisant de l’ombre, qui protège de la chaleur intense du jour;

en redonnant au sol pendant la nuit la chaleur stockée le jour ;

en empêchant la volaille et les petits animaux d’endommager les racines ;

en empêchant le vent de déchausser les racines ;

en fournissant un abri aux vers de terre et aux petits organismes du sol;

et pendant les nuits très fraîches, en favorisant la condensation de l’eau sur leur surface.

Une variation sur ce thème est le « mulch noir » formé des déchets de bitume utilisés lors des plantations à large échelle dans le désert.

  1. Rendre vos annuelles vivaces

Plusieurs techniques ont été mises au point par les jardiniers à travers le monde pour perpétuer les plantes annuelles. Les poireaux en sont un bon exemple, car si on en laisse quelques-uns monter à graines puis qu’on les déterre, on observera de nombreux petits bulbilles à la base des tiges. Ceux-ci peuvent être plantés de la même manière que les oignons et, comme l’indique Fukuoka’, les poireaux ne devraient jamais être absents d’un système bien géré.

Dans le groupe oignon/poireau, beaucoup d’espèces sont de toutes façons vivaces. Près de la porte, nous pouvons planter deux variétés de ciboulette d’Europe (feuilles fines à épaisses), de l’ail-ciboulette asiatique et plusieurs types d’échalottes. Plus loin, en bordure, mettez des oignons-pommes de terre (qui produisent environ 25 bulbes pour un), de la ciboule, des oignons à botte persistants, les bulbilles du sommet des oignons perpétuels, et plantez en automne des gousses d’ail dans la planche de fraisiers, ou dans tout espace libre dans les plates-bandes. Si on les laisse se multiplier pendant deux ans, les « bulbes » d’ail produisent en permanence.

Si les grandes gousses de la base des fèves sont laissées à sécher puis couvertes d’un mulch de foin à la fin de l’été, elles germeront en automne ; les plantes peuvent aussi être sévèrement taillées après la récolte, pour redonner l’année suivante. Le maïs est intéressant à intercaler en été. Les pommes de terre de semence peuvent être laissées sous le mulch pour germer au printemps et les laitues montées donneront autour de leur base de jeunes plants que l’on pourra transplanter. Le persil et de nombreuses espèces à graines plates se ressèment d’elles-mêmes dans le mulch, et leurs jeunes plants peuvent être cultivés.

Les fruits et les légumes (tomates, potirons, melons) placés entiers sous le mulch à la récolte fermentent et pourrissent, et produisent de jeunes plants. Certaines personnes conservent des sommets feuilles de carottes en un lieu sombre ou frais, les laissent repousser et les plantent dans une terre légère. D’autres coupent leurs choux à la base, fendent la tige en travers avec un couteau, laissent démarrer de petites pousses puis divisent la tige et les racines et replantent. Toutes ces méthodes éliminent les semis et permettent une culture continue.

Dans les climats tempérés, les rameaux axillaires des tomates et des espèces voisines peuvent être pincés et transplantés pendant tout l’été ; en fin de saison, ils seront mis en pots et rentrés pour fructifier au cours de l’hiver. Les poivrons traités de cette façon peuvent être taillés en hiver et transplantés au printemps ; il en va de même avec les piments doux.

Certaines espèces annuelles utiles (Stellaire, Amaranthe) doivent être encouragées à persister, peut-être en remuant un peu le sol ou le mulch sous le jeune plant. Anderson7note qu’en Amérique Centrale, l’Amaranthe est ainsi une céréale « encouragée » plutôt que véritablement cultivée.

On peut laisser monter à graines ou mûrir une petite proportion (environ 4-6 %) de toutes les plantes semées pour en disperser les graines sous le mulch, plutôt que d’acheter chaque année le nécessaire. La clé est d’utiliser un mulch d’herbes légères, de foin et de matières végétales du même type, plutôt que de retourner le sol et de cultiver dans la terre nue.

Four solaire pas cher…

Ca ne coûte vraiment pas grand chose à faire sois même et ça à l’air de fonctionner au poil par temps dégagé.

http://solarcooking.org/francais/funnel-fr.htm

En bonus, un forum sur la cuisson solaire…

http://www.micsolaire.net/

Fabriquer son four solaire :

http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=JO6tiAhkynU&feature=endscreen

http://solarcooking.org/francais/heavens-flame-fr.htm

Dans la famille des purins, je demande…

Voici ce que j’ai pu trouver sur le sujet. Avoir ces plantes dans son jardin répond d’une part au principe n° 10 de la permaculture, utiliser et favoriser la diversité mais permet aussi d’assurer une autonomie face aux besoins de soin des cultures et ce d’une manière gratuite, ce qui répond au principe n°5 de la permaculture utiliser et valoriser les ressources et services renouvelable.

Les différents purins leur préparation et leurs usages :

http://www.grainesdevie-grez-doiceau.be/texts/purins-infusions-et-decoctions-de-plantes

Et en 2 images :

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Autre lien :
https://www.mieux-vivre-autrement.com/purin-de-plantes-fertilisant-naturel-repulsif-fongicide-jardin.html/amp?fbclid=IwAR2Thyi2_KwDKLr9XM64TFcsc7Sg3SJnh1XyYD6qE_U_ICMhP0FzrKe26xM


Purin de pissenlit

Le purin de pissenlit est utilisé principalement comme activateur de croissance.

Associé avec du purin de consoude et du purin d’ortie vous aurez là une gamme de stimulants complète.
Voir aussi : Introduction aux purins, décoctions et extraits de plantes

Utilisation
L’extrait de pissenlit contient de nombreux principes actifs qui stimulent l’activité biologique du sol et fertilise les plantes. Il contient du potassium, de l’éthyne, de l’acide salicylique etc.

Peu agressif, il peut être utilisé avec la plupart des légumes.

Préparation
Il faut récolter le pissenlit entier, avec sa racine, riche en principes actifs. Mélangez 1kg de pissenlit avec 10 litres d’eau.

Voir : Comment faire ses purins de plantes.

Dosage et utilisation
Le purin de pissenlit s’utilise en arrosage dilué avec de l’eau. Pour cela mélangez 1 litre de purin de pissenlit avec 5 litres d’eau.

Ensuite arrosez vos plantes normalement. Étant donné qu’il est utile pour la croissance des plantes, il est le plus souvent utilisé au printemps, lors du départ du potager.

Vous pouvez aussi arroser votre potager quelques semaines avant la mise en place de vos légumes. Pour cela ne le diluez pas et arrosez directement le sol

Des patates sans retourner le gazon…

Une vidéo édifiante sur l’art et la manière :o.

Manger bio, c’est bien, entretenir bio, c’est bien aussi…

Toutes les recettes pour entretenir son chez soi sans cautionner l’industrie chimique par ses achats en la matière.

http://raffa.grandmenage.info/post/2006/01/12/Livret_____Le_Grand_M%C3%A9nage_____Versions_finales