Archives de Catégorie: Bio récup’

De l’art de composter au jardin

Votre compost de surface ne peut plus absorber vos  » déchets verts« , vous aller avoir besoin de compost pour vos futures cultures et plantations, vous souhaitez être en phase avec le principe N°6 de la permaculture : Ne pas produire de déchets

Nathalie, maître composteur de la maison de l’environnement de Vert Saint Denis nous donne la recette d’un bon compost. Des ingrédients aux proportions en passant par les tours de mains adéquats.

Du robinier pour mes poteaux

b2163a68601165a09eeb4532e09129e1-bocage-le-robinier-faux-acacia-arbre-multi-usage

A la faveur d’un chantier de débroussaillage, j’ai eu aujourd’hui à couper des robiniers de 3/4 mètres de haut. Destinés à être évacués à la demande de mon client. Je les ai taillés de telle sorte à obtenir des perches se terminant en Y.
Les branches retirées iront soit dans un poel à bois, soit dans le broyeur.

Me voici pourvu de poteaux durables pour mes futures structures de ronciers, framboisiers, haricots… en effet le robinier est la seule essence locale réellement imputrescible.
Il me reste à en retirer les épines.

Feuilles de rhubarbe Vs limaces

Dans ma sempiternelle tentative tenir à l’écart les limaces, j’ai répandu aux pieds de certains de mes plants de pomme de terre des feuilles de rhubarbe séchées puis émiettées.

20190514_182717

Il parait que les limaces et escargots les ont en détestation. A voir ! En récoltant ma rhubarbe, j’ai vu un escargot se balader dessus ;o)… L’explication du phénomène vient de l’acide oxalique que fabriquent les feuilles de rhubarbe une foi coupées et qui serait fatal aux limaces et aux escargots.

Bilan :
Après quelques jours, hasard ou effet réel, les feuilles de mes plants de pomme de terre ont été grignotées mais modérément.

Limite :
Les feuilles de rhubarbe se dégradant relativement vite, il faudrait produire beaucoup de rhubarbe (et en consommer ou en donner) pour se reposer uniquement sur cette solution pour se prémunir de la voracité des limaces.

Conclusion :
A répandre donc, lors de récolte de rhubarbe, au pied des cultures sensibles aux limaces, tout comme les feuilles de fougère, les morceaux de tin, de la tanaisie hâchée, de la cendre, du café. En complément de l’installation de niches écologiques, pour les carabes, les grenouilles, les hérissons, les staphylins… en complément avec la réintroduction de champignons dans le sol... , tout cela en cohérence avec le principe n° 10 de la permaculture, se servir de la biodiversité et la valoriser..

Le purin de rhubabe sera envisagé en cas de forte activité des limasses afin d’en réduire rapidement la population… principe n°1 de la permaculture, observer et inter agir.
Le purin d’ortie peut venir en complément afin de  contribuer à renforcer les défenses naturelles des plantes contre les nuisibles.

Faire sa terra preta ( ou son biochar)

Je connaissais vaguement le concept du biochar, j’avais commencé à m’y intéresser sans trop savoir comment m’y prendre et la lecture en point tillé d’un de mes nombreux bouquins sur la permaculture me replonge dessus sous un autre nom, la terra preta (terre noire en portugais)

.
4-terra-preta-biochar-soils-of-the-amazon-1024x768

Il semble que cela soit assez simple, d’après mes lectures, je n’aurais qu’à rajouter des morceaux de charbon de bois que je produit avec mon four à bois portatif (pour me faire chauffer mes petits plats sur mes chantiers) à mes apports dans mon compost de surface, ainsi que de la centre et du fumier de cheval (en ce qui lme concerne).

Lien vers une émission consacrant sujet sur le phosphate et sur la manière de se passer des mine de phosphate (bientôt épuisées) avec la terra preta, à 48’51.

Planche de culture entre troncs

carres-rond

L’avantage à travailler comme jardinier lorsque l’on s’intéresse à la permaculture dans le jardin, c’est que l’on a souvent l’occasion de pouvoir se procurer chez ses clients de quoi mettre en oeuvre ses projets tout en les débarrassant.

Prise du jour, quelques rondins de bois pour cadrer mes planches de culture.

Fonctions :

– Esthétique… j’aime voir mes zones de culture ou mes espaces dédiés aux fleurs mellifères et vivaces délimités.
– Pratique… on ne risque pas de s’aventurer sur une planche de culture par mégarde
– Econome… c’est d’une part un produit de récupération, mais aussi, je lui évite (ainsi qu’à moi même) un trajet plus long vers une plateforme de compostage.
– Biodiversité… champignons et insectes s’y développent à loisir (Principe N°10 : Utiliser et valoriser la diversité).
– Conservation d’énergie… le bois mort conserve une partie de l’eau de pluie et contribue  donc à conserver de l’humidité sur les flancs des planches de culture qui de se fait, s’assèchent moins vite en cas de fortes chaleurs (Principe N°05 : Utiliser et valoriser les services et ressources renouvelables).

Urine humaine Vs Purin d’ortie

Selon cet article, il ressort que le purin d’ortie, à côté de l’urine humaine, excusez la comparaison, c’est du pipi de chat ;o)… gardons l’ortie pour se mitonner des petits plats.

Et hop, un autre article sur le sujet.

Structure pour les framboisiers… faite et bio.

Lors de cette fin d’après-midi, j’ai pu mettre la quasi dernière main à la structure appelée à soutenir mes framboisiers… point de poteaux du commerce mais du branchage de mon jardin et de ceux de mes clients pour obtenir mes 4 « poteaux » (plantés avec la double bêche), les arcs boutants et les « barres parallèles ».

J’ai, dans cette approche, mis en oeuvre du principe 5 (les branches utilisées sont renouvelables) et du principe 6 (et elles n’ont pas été mises à la déchetterie).
De plus, quand le bois ne sera plus assez résistant, il terminera en petits morceaux sur mon paillage en guise de réserve d’humidité, d’abris à insectes et, au bout du bout, en apport de carbone.

5. Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables
6. Ne pas produire de déchets

Pour le moment, je me contenterais de liens du commerce pour attacher les bambous auxquels je fixerais les tiges des framboisiers (de préférence à du câble pour fixer du grillage… certes la distance est courte !!!).

20170811_172202

J’ai aussi profité de ma présence dans le jardin pour couper des tiges de consoude pour pailler mes plants de pommes de terre et mes framboisiers.

 

Des p’tits trous avec la double bêche

Tentative de retour au jardin samedi après-midi, avec comme projet, l’envie d’installer
de quoi soutenir la pousse de mes framboisiers de haute taille et à framboises jaunes
trouvés chez Daniel Cholet.

J’avais envie d’utiliser la coupe de branchages issus
de chez mes clients afin d’ériger les poteaux.

Pour les enfoncer dans le sol, plutôt que de leur taper dessus après avoir fait un pré-trou
avec une barre à mine, j’ai utilisé une double bêche, outil permettant de creuser un
trou circulaire et relativement profond sans faire un diamètre trop important.

Une fois le trou creusé, on met « le poteau » et on remplit l’espace restant (entre le poteau et le bord du trou) avec de la terre et des cailloux.

Prochaine étape, installer les deux autres « poteaux », rigidifier l’ensemble, toujours avec du branchage de récupération puis tendre des câbles pour accrocher les tiges de framboisiers.


Ca donne un côté naturel à la structure à venir, plus nature qu’avec des produits du commerce,
mais moins résistant au temps… peut importe, il suffira de les remplacer.
En attendant, ils serviront d’abris à des insectes et lorsqu’ils seront dégradés, il termineront
leur seconde vie sur mon tas de compost ou ils finirons par se transformer en humus.

Ombrière en plessis

Cet après-midi, j’ai pu profiter d’un peu de temps (et du beau temps :o) pour réaliser un petit projet que je repoussais sans cesse…faire la structure d’une ombrière en plessis afin de protéger des plants de fraisiers de l’ardeur du soleil de la belle saison2017 à venir.
Après avoir planté 4 piquets se terminant en fourche, j’y ai déposé des bambous sur les côtés les plus longs.Sur ces 2 bambou, j’ai déposé, en travers, des branches un peu plus souples.
La base était fixée pour venir entrelacer de nouvelles branches afin d’assurer le maintient de l’ensemble que je recouvrirais partiellement de branchages aux beaux jours.

Tous les matériaux utilisés sont récupérés sur mes chantiers de taille et dans mon jardin.
L’idée est ici de faire local et le plus low tech possible.

Du pain… pour le compost

Mon avant dernier message traitait de l’utilisation du pain perdu de mon boulanger de quartier… je le destinais aux oiseaux, listant les avantages de mon organisation autour de cette pratique.
Heïdi (merci bien) m’a fait alors remarquer que le pain était mortel pour les piou piou (occlusion intestinale…).
Les très rapides recherches que j’ai mené m’ont alors appris que ce pain perdu pouvait sans difficulté trouver sa place dans le compost.
Les avantages sont moins nombreux que ce que j’avais listé pour les oiseaux (si le pain ne leur était pas fatal) mais tout de même :

  1. Réduction des déchets de mon boulanger
  2. Apport en matière carbonée à mon compost