Archives Mensuelles: mai 2020

La fleur de la permaculture

Née d’une réflexion ( de David Holmgren et Bill Molisson ) de ce que pourrait devenir notre manière de vivre si un jour le pétrole venait à se faire rare, la permaculture se penche sur tout les aspects de notre vie afin de réapprendre la manière de vivre sans cette énergie/matière première fossile encore abondante et relativement bon marché.

Agriculture mais aussi consommation, transport, santé, enseignement… tout est analysable sous le prisme de l’éthique permacole et de ses 12 principes.

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De l’art de composter au jardin

Votre compost de surface ne peut plus absorber vos  » déchets verts« , vous aller avoir besoin de compost pour vos futures cultures et plantations, vous souhaitez être en phase avec le principe N°6 de la permaculture : Ne pas produire de déchets

Nathalie, maître composteur de la maison de l’environnement de Vert Saint Denis nous donne la recette d’un bon compost. Des ingrédients aux proportions en passant par les tours de mains adéquats.

La permaculture à l’école :o)

Superbe démarche à visionner, pour s’en inspirer, de différentes manières et ou l’on voit différentes techniques permacoles mises en oeuvres dans le respect des principes de la permacultures.

Un concentré d’infos pour les débutants et des rappels pour les avertis ;o).

Au programme de ce documentaire :

–  Le Design (faire un plan, étapes de réalisation)
–  les Oyas (irrigation passive)
–  Concevoir un bassin
–  Faire ses semis
–  Le repiquage
–  Remplacer le chimique, fabriquer ses Biostimulants
–  Identifier les insectes ravageurs et compagnons
–  La récolte, le lavage, préparation du marché
–  Créer une économie: « Lancer un marché bio dans son école »
–  Nourrir ses parents en apprenant le programme scolaire.

Trouver de la matière organique

Que ce soit pour le compost, le compost de surface, le paillage, la matière organique est au coeur de l’activité permacole au jardin.

sac en papier recyclé pour déchets verts

Ses épluchures, marc de café, tonte, taille du jardin y contribuerons tout comme celles des voisins qui n’en voudraient pas. On parle du proche voisinage ou des personnes du même quartier ou de la même ville, les groupes thématiques par ville des réseaux sociaux peuvent permettre de faire une demande plus générale mais sur un territoire.
Les site de dont (recupe.net, donnons.org…) sont aussi une source d’approvisionnement.

Moins évident mais radical quand c’est possible, les entreprises d’espace vert font parfois des kilomètres payent pour mettre en plate forme de compostage leurs déchets verts.
Si certaines tournent autour de chez vous et qu’elle peuvent venir décharger facilement (sans avoir à prendre rendez vous ni faire de manutention une fois le déchargement effectué), elle se feront une joie de se débarrasser de la tonte, du broya quand elles élaguent et qu’elle ne gardent pas le broyat et parfois des branchages (si on veut faire une lasagne)… certains déchets verts sont néanmoins à éviter comme le laurier palme (sa décomposition une fois broyé dégage du cyanure) et la renouée du japon.

Et enfin, si vous avez suffisamment de place, cultiver vous même de quoi pailler (haies brises vues et pare vent si possible locale et mellifères, engrais vert comme la consoude (bockin 14…) vous permet de produire vous même la matière organique dont vous avez besoin.

De plus, utiliser de la matière organique permet de mettre en pratique les  Principes permacoles N°6 : Ne pas produire de déchet, N°9 : Intégrer plutôt que séparer  (dans le cas ou vous impliquez voisins et/ou paysagistes) N°10 : Utiliser et valoriser la diversité (les bactéries et la faune impliqués dans la dégradation de la matière organique participent à la vie du sol et donc à sa fertilité, si vous produisez vous même votre matière organique, vous enrichissez aussi la biodiversité en fonction des végétaux (si possible locaux) que vous implantez).

tonte

De la rose trémière au menu

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Ravis d’avoir cette fleur comestible et mellifère dans mon jardin. 3 bonnes raisons (avec l’agrément esthétique) d’en installer quelques unes supplémentaires.
Sa floraison estivale permet au butineur de trouver de quoi se nourrir alors que beaucoup de fleurs se font rares.

Feuilles, fleurs, racines, tiges, cru ou cuit tout est comestible dans la rose trémière.

Les fleurs se dégustentfraîches en salade, confites, farcies. Vous pouvez également les faire sécher pour aromatiser vos thés ou infusions.
Les feuilles peuvent se manger cuites.
Les boutons floraux se conservent et consomment au vinaigre (à récolter au moment de la formation, avant que la graine ne soit formée).

RECETTES :

CLAFOUTIS ( source )

300Cerises – 8Fleurs de rose trémière – 4Oeufs – 80Sucre – 1pincée Vanille en poudre – 0,25Lait – 3cuil. à soupe Huile d’olive – 60Farine de riz – 1cuil. à café Sucre glace – 1pincée Sel

Lavez les cerises et les fleurs. Ôtez le pédoncule des fleurs et ciselez grossièrement les pétales.

Préchauffez le four à 160 °C (th.5). Dans un blender ou à l’aide d’un fouet, faites blanchir les œufs avec le sucre. Ajoutez la vanille en poudre (si vous utilisez une gousse, fendez-la et grattez les graines avec la pointe d’un couteau). Ajoutez le lait, la pincée de sel, l’huile d’olive ou le beurre fondu, puis la farine tamisée.

Graissez un moule avec un peu d’huile d’olive. Versez la préparation liquide dedans. Disposez les fleurs et les cerises. Enfournez pour 20 minutes.

Sortez le clafoutis du four. Laissez refroidir complètement avant de déguster. Saupoudrez un peu de sucre glace pour décorer.

TISANNE ( source)

Dans 3/4 de litre d’eau (on aura ainsi nos 3 tasses pour la journée) portée à ébullition, on plongera 30 grammes de fleurs séchées (ou de ses cousines exemptes de pesticides, bien sûr !).
Feu coupé, casserole couverte, on laissera infuser 10 minutes.

GELÉE DE ROSE TRÉMIÈRE : ( source )

Ingrédients (pour environ 1 pot de 350 g) :  250 g de pétales de roses – 2 citrons – 380 g de sucre – eau

1 – Faites macérer les pétales de roses pendant une nuit en les recouvrant d’eau froide additionnés d’un jus de citron.

2 – Dans une bassine à confiture, mettez le sucre et un petit verre d’eau, portez lentement à ébullition jusqu’à obtenir un perlé (des bulles viennent éclater à la surface du sirop).

3 – Ajoutez alors le jus de 1 citron, et les pétales de roses et leur jus.

4 – Laissez cuire environ 30 minutes en remuant régulièrement : vérifiez la cuisson en versant quelques gouttes sur une assiette froide : elles doivent figer presque immédiatement.

5 – Mettez en pot.

Au printemps, à l’automne ou en hiver avec des violettes…

Voici une sélection de quelques recettes issues du blog naturepartagee à partir de violettes qui viennent agrémenter la prairie de mon jardin au printemps (ou à l’automne et/ou en hiver selon les variétés) …

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La cueillette de ces adventices vient illustrer le principe numéro 5 de la permaculture, Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables

Vinaigre aux fleurs de violette

-120g de fleurs de violette
-20g de sucre roux
-1L de vinaigre de cidre

Remplissez un bocal avec les violettes, le sucre roux et le vinaigre de cidre.
Fermez et mettez au Soleil pendant 2 semaines.
Votre vinaigre est prêt !

Soupe aux feuilles de violette

-400g de pommes de terre
-200g de feuilles de violette
-100g de poireau
-1L d’eau
-15cl de crème fraîche
-Sel, poivre.

Sirop de violette

Pour 1L
-200g de fleurs de violette
-1/2L d’eau
-500g de sucre

 

En attendant les framboisiers…

framboise-maladie

Il y a deux ans, par manque de temps et d’énergie,
j’ai laissé mes plantation se débrouiller dans la canicule d’alors…
pas bien, j’en suis conscient.

Une de mes planches de culture peuplée de jeunes plants de framboisier à alors vu sa population décimée par la sécheresse à l’exception d’un plan sur les 6 qui lui, a pu repartir l’année suivante.
Cette seconde année de survie le voit s’étoffer et commencer à se déployer… encore timidement et hors de la planche de culture ^^.  J’ai donc repiqué son premier rejet en bonne place.

En attendant QUE ces deux framboisiers ré investissent l’ensemble (je n’ai plus accès au cultivar  dont j’ai perdu le nom) de cette planche de culture, je vais y installer des plans de tomate. (Principe N° 12 de la permaculture, s’adapter de manière créative au changement).
-> Leurs racines contribuerons à décompacter le sol, à le nourrir par leur dégradation à la fin de la saison et à favoriser le réseau mychorisien.
-> Leur paillage et arrosage contribuerons de manière utile à maintenir la vie du sol et le garder frais cet été pour les racines des deux framboisiers rescapés de mon ancienne absence jardinière.
-> Leur présence me poussera à être plus présent dans cette partie du jardin et donc à y avoir un regard régulier tout au long de la belle saison.

Et, autant pour le compagnonnage des plants de tomates à venir que pour celui des framboisiers, j’ai implantés des calendulas (soucis).
-> Leur paillage et arrosage… idem 🙂
-> Ils contribuerons à la capacité mellifère du jardin
-> Leur floraison égaillera cette planche pour le moment peu habitée
-> Je pourrais ainsi récolter les fleurs pour mettre dans mes salades ou attendre et récolter les graines pour continuer à installer des calendula dans d’autres planches de culture.

Une manière productive d’obtenir une production ponctuelle et de favoriser la bio diversité en attendant que les framboisiers prennent toute leur place.

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