Archives Mensuelles: mai 2019

Les plantes sont des balances ;o)

Dans un jardin laissé à lui même, si tout va bien, des plantes poussent spontanément en fonction des condition qui leurs sont faites, notamment, au niveau du sol.
On les appelle, plantes bio indicatrices. Vous trouverez une belle présentation sur petitesruches.fr. et sur chapelle-berard.

 

L’invasive renouée du japon

Si le principe N°10 de la permaculture consiste à utiliser et favoriser la divertsité par notamment l’association de plantes dans le potager, par l’installation de plantes mélifères et par le contrôle d’adventices mélifères et/ou comestibles,  il convient pour certaines plantes, de s’en passer. Comme la renouée du japon en occident ou la faune et la flore ne savent pas la contrôler.

Originaire des montagnes d’Asie Orientale, cette plante
importée en occident s’y est révélée invasive.


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Mode d’action :
Une fois en place, elle étouffe les autres plantes par une limitation de l’accès à la lumière et par ses racines qui diffusent des toxines fatales aux autres plantes.
Vitesse de propagation des racines, 6m par an.

Modes de propagation :
– Ses racines poussent de 6m par an.
– 1cm de rhizome en terre permet à la plante de démarrer une nouvelle colonie ! (C’est pour cela qu’il ne faut absolument pas l’arracher mais la déterrer racine par racine et les brûler !)
– En période végétative, les parties aériennes ont de très forte capacité de bouturage.
– En europe, la reproduction sexuée est possible, ce qui explique la grande variété d’hybride mais joue un rôle mineur dans la prolifération car les semi sont peu compétitif.

Conséquence :
Là où elle est implantée, la présence d’invertébrés est divisée par 4.

Actions à mener :
On peut néanmoins ralentir cette propagation en entourant une zone de renouée par des plantes à pousse rapide (ronce, aubépine, noisetiers etc) et l’affaiblir en la coupant (et en détruisant la coupe) systématiquement (ou en la faisant brouter par des chèvres des fossés (ou des tallus qui parviennent à l’assimiler) toutes les semaines afin d’en limiter la propagation et qui sait, l’affaiblir.

En résumé, détruire la renouée du japon en occident renvient à appliquer le premier volet de l’éthique de la permaculture,  » prendre de soin de la terre « .

A lire :
https://blog.defi-ecologique.com/renouee-du-japon/?fbclid=IwAR0iUvy9npjd-Shk74x7ysSBP7eUOHsatBhV-XEPlkclRsvOxfuFlaMExs4
http://smigiba.fr/wp-content/uploads/2009/09/eradication-renouee.pdf?fbclid=IwAR0I5swASyUPu7VV_Q-RF3Q8Y_NQVZTMGf6HNCAd_h7I79s7W0YGnVes8bE

A voir :
https://www.youtube.com/watch?v=oTqx8yX_9DM&fbclid=IwAR08jkUVgKlcXk_HpvnFvXRtqHR269d-KemlTncbFB1aAk8jLOq_vTNdL5A

 

 

L’ortie, ami des papillions et des jardiniers (usages et recettes)

Il héberge nombre de papillons (et de nombreux autres insectes) en périphérie des massifs qu’il constitue, nourrit le jardinier et, permet à ce dernier de faire du paillage et des purins pour le soin des plantes.

Biodiversité, alimentation, soin des plantes, autant de raisons d’en avoir un massif dans son jardin. D’autant qu’il apprécie la mi ombre. Un moyen, avec, entre autre, les fougères de valoriser ces coins de jardins peu appréciés par nombre de cultures.

A noter, par sa contribution à la biodiversité faunistique il participe donc au
principe N°10 de la permaculture, Utiliser et valoriser la diversité.
Sa culture simplissime répond au
principe N°5, Utiliser et favoriser les services et ressources renouvelables
et permet de répondre facilement et rapidement au
principe N°3, obtenir une production
et tout aussi rapidement au principe
principe N°2, capter et stocker l’énergie*

 * En effet, cette plante généreuse aux qualités multiples, une fois séchée se stocke facilement et qu’est qu’une plante sinon un stockage d’énergie solaire qu’elle emmagasine lors de sa croissance et libère lors de sa consommation ?

 

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Pour en savoir plus  :
http://www.oiseaupapillonjardin.fr/2017/03/merveilleuse-ortie.html?fbclid=IwAR2cXtNXwCjpRSVv0tpHGTLjITj00jEwlbQlViok-0Iw7hDPvFsOji9gqNI

L’ortie côté alimentation :
https://www.doctissimo.fr/nutrition/sante-dans-l-assiette/secrets-des-aliments-sante/bienfaits-ortie

DES RECETTES :


soupe ortie

 


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SORBET D ORTIES

INGREDIENTS :

200g Feuilles d’orties – 300g Sucre – 1 Citron pressé

PREPARATION :

  • Versez 70 cl d’eau et le jus de citron dans une casserole, ajoutez le sucre et portez à ébullition.
  • Mélangez pour bien dissoudre le sucre et laissez refroidir.
  • Rincez les orties et plongez-les 1 min dans une casserole d’eau bouillante.
  • Égouttez puis mixez les feuilles d’orties pour obtenir une purée.
  • Ajoutez le sirop de sucre,
  • Mélangez bien et placez au frais pendant au moins 1 h.

Ont peut parfumer avec un peut de feuilles de menthe

Filtrez la préparation puis faites prendre en sorbetière.
Peut être servis avec salade de fruits OU caramel


GELEE D ORTIES

Recette de Philippe Gason
INGREDIENTS :
100 gr de jeunes pousses d orties  –  jus d un citron
1 sachet sucre vanille – 1 kg de sucre semoule
2 l d eau
PREPARATION :
  • Laver et égoutter les orties
  • Déposer les orties dans une bassine à confiture et ajouter deux litres d’eau
  • Porter à ébullition, laisser mijoter à feu plus doux durant une quinzaine de minutes
  • Eteindre la source de chaleur et laisser infuser durant une heure au moins
  • Retirer les orties, puis filtrer et reverser le liquide dans la bassine à confiture préalablement lavée.
  • Ajouter le jus d’un citron vert, un sachet de sucre vanillé et 1 kg de sucre semoule
  • Porter à ébullition jusqu’à obtention de la consistance voulue.
  • Mettre en pots préalablement stérilisés et fermer ceux-ci puis les retourner jusqu’à complet refroidissement.

ORTIES FAçON EPINARDS

  • Couper les têtes (un bon saladier pour deux personnes).
    Vous faites bouillir une grande casserole d’eau salée et vous blanchissez ces orties pendant deux minutes.
  • Vous égouttez et les versez dans une petite sauteuse à petit feu avec une ou deux gousses d’ail pilées et un filet d’huile d’olive.
  • Vous poivrez (pauvre blanc ou Kampot si vous avez), vous couvrez et vous laissez cuire 10 minutes à 1/4 d’heure à feu doux et c’est prêt.

SOUPE

  • 2 pdt, 3 grosse poignées d’orties,
  • 1 oignon
  • recouvrir d’eau avec un bouillon de légume

CAKE

  • 180g farine
  • 1 sachet levure
  • 3 oeuf
  • Une poignée de tomate séchée
  • 1 poignée d’ortie
  • 100g de Cantal râpé
  • 2 cuillère à soupe de pesto ail des ours
  • 35min 180°

CONFITURE

  • Mettre vos orties dans une casserole – après les avoir bien nettoyées bien entendu – et vous allez les recouvrir d’eau
  • Faire cuire entre 30 et 40 min – il faut que les feuilles soient très tendre
  • Jeter l’eau de cuisson en en réservant un peu pour pouvoir mixer très fin
  • Peser : 1 kg d’ortie cuite mixée  = 1 kgs de sucre à confiture
  • Mettez l’ensemble dans une casserole avec 1 gousse de vanille coupée en 2 et c’est parti pour 15 min de cuisson
  • Vous ajoutez ensuite 1/2 cuil à café par kg d’ortie pesée et donner encore 5 min de cuissonEt hop en bocaux … sans oublier de retirer la gousse de vanilleSource

 

Vélo électrique et permaculture…

Considérant que :
La permaculture ne s’intéresse pas uniquement à la production de denrée alimentaire… voir fleur de la permaculture.

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Que :
De mon domicile à mon dépôt, il y a environs 3km et que pour passer d’un plateau à un autre, un faut passé une vallée.
Que :
Mes genoux sont en piètre état et que mes fin de journée sont maquées par une fatigue importante due à mon activité de jardinier…

J’ai choisi, autant que possible, de bouder la voiture au profit d’un vélo électrique… Ca consomme moins d’énergie qu’une voiture (à fabriquer, à « recharger », à déplacer), on peut se contenter d’ignorer ou de solliciter modérément l’assistance électrique… et donc d’alléger encore la consommation d’énergie.

Et malgré ses défauts… terres rares pour les batteries extraites dans des conditions effroyables, son bilan écolo éthique n’est pas pire que celui de l’automobile qui consomme beaucoup plus et dont le pétrole n’est pas forcément produit et transporté dans de belles conditions non lus.

L’alternative plus radicale serait d’aller à pied à mon dépôt… environs 6km à pied, ça se fait Certes, mais le temps requis serait pris sur ma présence dans mon propre jardin ou je développe ma capacité à cultiver à la mode permacile. DOnc à envisager les rares fois ou mes journées sont légères en efforts physiques.

Feuilles de rhubarbe Vs limaces

Dans ma sempiternelle tentative tenir à l’écart les limaces, j’ai répandu aux pieds de certains de mes plants de pomme de terre des feuilles de rhubarbe séchées puis émiettées.

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Il parait que les limaces et escargots les ont en détestation. A voir ! En récoltant ma rhubarbe, j’ai vu un escargot se balader dessus ;o)… L’explication du phénomène vient de l’acide oxalique que fabriquent les feuilles de rhubarbe une foi coupées et qui serait fatal aux limaces et aux escargots.

Bilan :
Après quelques jours, hasard ou effet réel, les feuilles de mes plants de pomme de terre ont été grignotées mais modérément.

Limite :
Les feuilles de rhubarbe se dégradant relativement vite, il faudrait produire beaucoup de rhubarbe (et en consommer ou en donner) pour se reposer uniquement sur cette solution pour se prémunir de la voracité des limaces.

Conclusion :
A répandre donc, lors de récolte de rhubarbe, au pied des cultures sensibles aux limaces, tout comme les feuilles de fougère, les morceaux de tin, de la tanaisie hâchée, de la cendre, du café. En complément de l’installation de niches écologiques, pour les carabes, les grenouilles, les hérissons, les staphylins… en complément avec la réintroduction de champignons dans le sol... , tout cela en cohérence avec le principe n° 10 de la permaculture, se servir de la biodiversité et la valoriser..

Le purin de rhubabe sera envisagé en cas de forte activité des limasses afin d’en réduire rapidement la population… principe n°1 de la permaculture, observer et inter agir.
Le purin d’ortie peut venir en complément afin de  contribuer à renforcer les défenses naturelles des plantes contre les nuisibles.

Le lamier poupre

Encore une plante comestible qui pousse toute seule dans mon jardin 🙂 dont la présence participe à ma démarche permacole. En effet il permet de contribuer à la mise en place de plusieurs principes de la permacuture :
Sa présence renforce la biodiversité dans le jardin -> principe N°10 de la permaculture, Utiliser et valoriser la diversité. –  Sa culture simplissime répond au ->  principe N°5, Utiliser et favoriser les services et ressources renouvelables. Elle permet aussi de répondre facilement et rapidement au principe N°3, obtenir une production et tout aussi rapidement au principe principe N°2, capter et stocker l’énergie car les plantes sont des capteurs d’énergie qu’elle transforment en matière organique.

LES BIENFAIS DU LAMIER POURPRE


Une page sur le lamier pourpre.

Du gaillet gratteron sauvage dans mon jardin

Celles et ceux qui en ont rencontré la connaissent forcément, elle s’accroche aux vêtement et j’ai la chance de la voir pousser toute seule dans mes planches de culture.

Sa présence renforce la biodiversité dans le jardin -> principe N°10 de la permaculture, Utiliser et valoriser la diversité. –  Sa culture simplissime répond au ->  principe N°5, Utiliser et favoriser les services et ressources renouvelables. Elle permet aussi de répondre facilement et rapidement au principe N°3, obtenir une production et tout aussi rapidement au principe principe N°2, capter et stocker l’énergie car les plantes sont des capteurs d’énergie qu’elle transforment en matière organique.

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Etant donné que cette plante à des propriété intéressantes et qu’elle pousse toute seule, je vais éviter de perdre du temps à l’arracher pour l’ôter de ma vue et en gagner à la récolter modérément (juste pour qu’elle ne gêne pas mes plantes cultivées).
Et si j’en ai trop, la plante une fois coupée reste à sécher sur mes planches du cultures et contribue ainsi à leut paillage.

Utilisation :

 » Riche en vitamine C ses très jeunes pousses peuvent être consommées crues , hachées , en salade ou cuites en soupe ou encore cuisinées comme des épinards . Les graines peuvent être torréfiées afin d’obtenir une boisson similaire au café.  » (source)

 

Lasagnes… pour cultiver sur un sol dégradé

Principes de base… plutôt que de restaurer un sol en très mauvais état avant sa mise en culture.
Application évidente du principe N°6 de la permaculture (Ne pas produire de déchet), le compost de surface permet de valoriser vos déchets verts (cuisine et jardin) tout en (re) créant un sol propice à la vie du sol