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Mychorises : Les copines des racines…

Les racines des plantes établissent des relations de partenariat avec des champignons dit symbiotiques… ils apportent, au delà de la zone colonisée par les racines, eau, éléments fertilisants, oligos éléments… jusqu’aux racines qui en échange transmettent aux champignons du sucre obtenu par photosynthèse.

Un sol en mono culture ou sans plantes installées durablement ou avec des plantes nourries avec des engrais de synthèse verra les champignons disparaître par manque d’échanges avec des plantes.

Installer et favoriser les mychorises est en adéquation avec le premier point de l’éthique permacole :   » Prendre soin de la terre « .
Cette démarche est aussi en lien avec le principe N°5 de la permaculture, utiliser et valoriser les services et ressources renouvelables.

Les bénéfices des symbioses mycorhiziennes:

  • Amélioration de l’absorption minérale, des oligo-éléments et des ions
  • Libération par catalyse du phosphore, de l’azote, du fer et d’autres minéraux organiques complexes: acides aminés, protéines, polyphénols, acides nucléiques, phytates.
  • Meilleure absorption de l’eau
  • Lutte contre la sénescence prématurée des végétaux grâce aux propriétés antioxydantes.
  • Meilleure résistance aux stress hydrique, thermique et abiotiques (métaux et pollution).
  • Amélioration de l’enracinement et de la ramification radiculaire
  • Durée de floraison prolongée.
  • Stimulation de mécanismes naturels de défense (bioprotection mycorhizienne)
  • Développement dans le sol d’une microflore bénéfique
    _ Amélioration de la structure du sol

Dossier :
http://permaforet.blogspot.fr/2013/09/plants-mycorhizes-booster-la-croissance.html

Deux méthodes sont généralement utilisées pour favoriser les mycorhizes. La première consiste à ensemencer le substrat avec des spores. La seconde consiste à ajouter au pied de la plante au niveau de racines un morceau de mycélium.
Un des intérêts du paillage avec du brf qui va favoriser l’apparition du mycelium.

 

Les auxiliaires de culture

Voici une belle illustration du principe N°10 de la permaculture : Utiliser et favoriser la diversité


source : http://madorrepotagerbio.esy.es/2016/04/attirer-auxiliaires.html

1. La chrysope
En consommant de 200 à 500 pucerons, la larve de chrysope porte bien son surnom de “lion des pucerons“. Les chrysopes apprécient de passer l’hiver au chaud, dans les cabanes de jardin, garages, greniers… Si vous ne disposez pas de tels bâtiments, aménager des abris comme des arbres creux ou des murs de pierres sèches peut faire l’affaire pour accueillir la chrysope dans votre jardin. L’introduction de larves est aussi utilisée en cas d’invasion de pucerons, cochenilles, thrips ou acariens rouges (500 œufs pour 50 m²).

2. La coccinelle
La plupart des espèces de coccinelles vivant plus d’un an, elles doivent donc trouver refuge tout l’hiver pour se reproduire au printemps. Pendant ce temps, elles doivent trouver de quoi se nourrir pendant ces longs mois de froid. Pour les y aider, vous pouvez :

installer un lierre car c’est l’une des dernières plantes offrant du pollen en automne ;
laisser les feuilles mortes s’accumuler et ne les enlevez qu’au printemps suivant ;
mettez en place des murs de pierres et installez des tiges creuses ;
planter des fleurs à floraison printanière.
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3. Les guêpes
Au cours de sa vie, une guêpe peut capturer environ 1000 mouches et 1000 chenilles pour nourrir ses larves ! En effet, elles sont carnassières uniquement pour alimenter leur progéniture. A l’âge adulte, les guêpes deviennent végétariennes et se nourrissent de nectar et de fruits et affectionnent aussi les apiacées : fenouil, bruyère, lierre, lotier, prunellier, ronce ou saule.

4. Les syrphes
Quelles sont belles ces jolies syrphes aux abdomens rayés de jaune et noir, ou blanc et noir ! Pour les accueillir, un seul mot d’ordre : fleurissez votre jardin, les adultes étant végétariens. Les syrphes apprécient particulièrement les apiacées et les fleurs de légumes (aneth, céleri, cerfeuil, carottes, panais, persil, roquette…). Ainsi, ne les arrachez pas et laissez-les fleurir au printemps prochain.

5. Les carabes
Les carabes appartiennent à la famille des coléoptères et sont de gros consommateurs de limaces, surtout la nuit. Ils font aussi partie des rares prédateurs qui s’en prennent aux larves de doryphores. Les carabes peuvent malheureusement être détruits par toute intervention mécanique (tondeuse, coupe-fil…). Limitez donc ces interventions autant que possible et laissez un espace sauvage (hautes herbes, paillis, vieilles souches…).

6. Les staphylins
Un auxiliaire toujours oublié et pourtant grand destructeur de limaces, de pucerons et autres : le staphylin. Il s’agit d’un genre d’insecte noir, longiligne, avec d’énormes mandibules et qui soulève sa queue lorsqu’il se sent agressé. Comme pour les carabes, le mieux pour les favoriser est de limiter vos interventions mécaniques. Les staphylins recherchent principalement de l’humidité (tuiles, déchets de végétaux…).

7. Les araignées
Pour confectionner et pouvoir tendre leur toile, les araignées ont besoin de supports assez hauts : prairie, arbustes, bandes-fleuries… Les araignées qui vivent dans des terriers seront plus nombreuses si le sol est recouvert d’un paillis. Le mieux est de ne pas nettoyer votre jardin à l’automne mais au printemps, pour laisser le temps aux bébés araignées de se disséminer.

8. Les amphibiens
Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres…), surtout actifs la nuit, sont de gros consommateurs de chenilles, mollusques… Leur peau se desséchant rapidement, les amphibiens apprécierons un endroit ombragé et humide (tuiles, pierres plates, planches de bois…).

9. Les serpents
Les serpents sont des auxiliaires très utiles au potager. Les vipères, notamment, se nourrissent à 98% de petits mammifères. Victimes de la destruction de leurs habitats naturels, les serpents aiment se réfugier dans un endroit dégagé où ils vont pouvoir se déplacer librement sans être dérangés. Les serpents se font de plus en rares alors faîtes-leur une petite place !

10. Les punaises prédatrices
Les punaises prédatrices sont très voraces : les larves peuvent consommer de 100 à 200 pucerons ou de 300 à 600 acariens avant de devenir adulte. Elles peuvent aussi bien dévorer des acariens que des aleurodes, petites chenilles, thrips… Les larves passent généralement tout l’hiver sous forme d’œufs dans la végétation (haies, friche…). Cette dernière doit donc être abondante.